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Collections bestiales
La nouvelle web-série du Muséum
Exposition temporaire
MANGER, la mécanique du ventre

à ne pas manquer !

26
Jui
2017
26.06.2017 20:00 - 21:00

Avant-première suisse, Aula des Jeunes Rives, Faculté des Lettres.

En présence des réalisateurs et intervenants, entrée gratuite.

4
Juil
2017
04.07.2017 18:00 - 22:00

Les ateliers culinaires organisés autour de l'exposition "Manger, la mécanique du ventre" aiguisent les goût des petits et renforcent la créativité des grands. Ces animations, qui mettent en avant une cuisine locale et de saison favorisent la découverte de nouvelles saveurs et modes de préparation.

Les délices de la cuisine crue d'inspiration sud-américaine

Totalement inspiré de la cuisine latino américaine, ce cours est une mine d'idées pour les repas estivaux. En partenariat avec Rage de Vert. Les ateliers culinaires sont donnés au Muséum par Linda Virchaux, chef à domicile.

Inscriptions: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Prix: 90.- frs le cours qui comprend cuisine, repas et cahier de recettes.

8
Aoû
2017
08.08.2017 18:00 - 22:00

Les ateliers culinaires organisés autour de l'exposition "Manger, la mécanique du ventre" aiguisent les goût des petits et renforcent la créativité des grands. Ces animations, qui mettent en avant une cuisine locale et de saison favorisent la découverte de nouvelles saveurs et modes de préparation.

La cuisine végétale au fil des saisons - l'été

Ce cours vegan valorise les délices offerts par chaque saison. Des plats exquis, beaux, originaux et inspirants. En partenariat avec Rage de Vert. Les ateliers culinaires sont donnés au Muséum par Linda Virchaux, chef à domicile.

Inscriptions: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Prix: 90.- frs le cours qui comprend cuisine, repas et cahier de recettes.

Les collections

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De même que beaucoup d'autres musées d'histoire naturelle de Suisse ou d'Europe, le Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel a connu une histoire mouvementée. Le noyau initial des collections a été constitué, en 1795, par le don de la part du général Charles-Daniel de Meuron (1748-1806) de son Cabinet d'histoire naturelle. En 1835, un véritable musée est créé au Collège Latin (l'actuelle Bibliothèque publique et universitaire) sous l'impulsion de Louis Coulon (1804-1894) et du savant Louis Agassiz (1807-1873) dont le rayonnement scientifique a permis des contacts et des échanges avec bon nombre de musées européens et suscité un accroissement prodigieux des collections. Cette phase d'expansion s'est prolongée bien au-delà du départ d'Agassiz en 1846 pour les Etats-Unis, si bien que, vers la fin du siècle dernier et après la mort de Louis Coulon, le musée de Neuchâtel était devenu l'un des plus riches de Suisse, en particulier pour sa collection d'oiseaux.

A cette période heureuse, qui se prolonge sous la direction de Paul Godet (1836-1912), spécialiste de mollusques, succède une période plus sombre qui résulte du manque chronique d'espace et du manque de dynamisme des conservateurs dont la charge de travail s'ajoute à celle de professeur d'université. Dès 1917, le Muséum régresse: transfert des collections de géologie à l'Institut de géologie de l'Université (1917) et transfert des collections de botanique à l'Institut de botanique (1918). 


Peu d'événements marquants surviennent jusqu'en 1960, date à laquelle Archibald Quartier prend la direction du Muséum et lui donne une vitalité nouvelle. Il fait construire par F. Gehringer de remarquables dioramas présentant la faune des mammifères et des oiseaux de Suisse. Le regain de popularité que connaît le Muséum permet alors d'envisager une solution au manque d'espace qui bloque depuis 60 ans le développement de l'institution. 


En 1978, la solution est trouvée. L'Ecole de commerce quittera graduellement le beau bâtiment, devenu trop bruyant, situé à l'angle de l'avenue de la Gare et de la rue des Terreaux, pour s'installer au bord du lac. D'importants travaux sont engagés dès 1979, d'abord sous la direction de A. Quartier, puis, dès janvier 1981, sous celle de Christophe Dufour, actuel directeur du Muséum. La première priorité est de mettre en lieu sûr les collections scientifiques et d'aménager ensuite les salles d'exposition. Les travaux qui ont donné au bâtiment son aspect actuel se sont déroulés en trois étapes et se sont étalés sur 20 ans. La mue s'est achevée en 2000: la lumineuse pierre d'Hauterive des façades a retrouvé sa splendeur grâce à un hydrogommage respectueux. L'entrée au Muséum se fait désormais par la cour nord réaménagée. La zone d'accueil a été entiérement remodelée pour faire face à l'afflux grandissant des visiteurs de ces dernières années. Une nouvelle cafétéria a pris place dans un péristyle vitré, communiquant avec le forum occupé par une billeterie plus fonctionelle et une boutique agrandie.

 

Biographie des principaux conservateurs

Louis Coulon

Formé à Paris au contact de savants naturalistes aussi prestigieux que Geoffroy St-Hilaire, Lamarck, Lacépède ou Cuvier, Louis Coulon fils (1804-1894) sera durant presque tout le XIXe siècle au centre de la vie scientifique neuchâteloise. Ses vastes connaissances dans des domaines aussi variés que la botanique, la zoologie, la géologie, la paléontologie, l'archéologie et l'ethnographie, font de lui de 1837 à 1890 un Président très apprécié de la jeune Société neuchâteloise des Sciences naturelles, mais surtout lui permettent de constituer à Neuchâtel un Musée extrêmement riche auquel il consacre tout son temps, ses forces et une partie de sa fortune. 
La passion de Louis Coulon est si communicative qu'il parvient à intéresser à l'histoire naturelle maints Neuchâtelois voyageurs, commerçants, hommes d'affaires ou religieux qui, dans les pays lointains, se transforment en ardents récolteurs et dont les envois au Musée ont très largement contribué à son enrichissement.


Louis Agassiz, le fondateur illustre
Louis Agassiz (1807-1873), l'un des plus grands naturalistes de son siècle, a enseigné au Collège puis à l'Académie de Neuchâtel de 1832 à 1846, date de son départ pour l'Amérique qui l’accueille en héros.

Aux Etats-Unis, où il s’établit en 1847, il donne de la recherche une image exaltante, où la science contribue à la célébration de la Création. Les recherches d’Agassiz s’inscrivent dans une production scientifique tournée toute entière vers la mise en évidence d’un Plan divin dans l’histoire de la nature. Par ses recherches d’embryologie, de zoologie et de paléontologie, Agassiz s’est attaché à montrer que la succession des espèces répond à une progression régulière, dont l’ordre avait été défini par Dieu au commencement des temps. Pour lui, la science naturelle permet ainsi, mieux encore que l’étude de la Bible, de toucher à la Révélation divine. Et dans le déchiffrement du « Grand Livre de la Nature », Agassiz se tient pour un prophète – le prophète de la science.

Son message sera reçu avec enthousiasme : au pays des pionniers puritains, Agassiz réconcilie les valeurs de la science avec les exigences de la religion. S’affirmant comme le patron de la science américaine, Agassiz y devient aussi le principal contradicteur de Darwin. Sous de nombreux aspects pourtant, ses travaux anticipaient la théorie de l’évolution.

Aujourd’hui, le triomphe du darwinisme a relégué Agassiz dans les oubliettes de l’histoire. De plus, sa renommée a beaucoup souffert de la caution scientifique qu’il a voulu apporter à la ségrégation raciale. Néanmoins, par ses travaux comme par son engagement pour la promotion de la science, Agassiz demeure l’un des plus grands savants du XIXe siècle.

Durant sa période neuchâteloise, esprit brillant et travailleur acharné, il étudie avec autant de bonheur les poissons, les oursins, les mollusques ou les glaciers. Cet homme attachant et enthousiaste donne l'impulsion à l'extraordinaire essor scientifique que connut Neuchâtel vers le milieu du siècle passé. C'est dans le domaine alors presque vierge des poissons fossiles que sa contribution est la plus importante: il a décrit et classé, dans un ouvrage monumental de plus de 2000 pages et 400 planches - les célèbres Recherches sur les Poissons fossiles parues de 1833 à 1843 - toutes les espèces connues et il a établi une corrélation entre la succession des divers types de poissons et l'époque de leur apparition. Le Muséum possède une riche collection d'un grand intérêt historique et scientifique de spécimens types.

Dans l'esprit de beaucoup, le nom de Louis Agassiz est, avant tout, associé à la théorie glaciaire et aux premières campagnes d'étude des glaciers alpins (glaciers d'Unteraar), qui passionnèrent l'opinion scientifique vers 1830-1840. Bien qu'il ne fût pas le premier à avoir mis en évidence l'action de remodelage du relief par ces gigantesques "rabots" que constituent les glaciers, Agassiz a mis dans la bataille tout son enthousiasme, son autorité de savant de renom et a contribué fortement à la faire accepter. Son apport personnel a été d'envisager une véritable "époque glaciaire" aux répercussions mondiales.

Partisan du « catastrophisme » de l’illustre Georges Cuvier, Agassiz considère que les ruptures observées dans les séries géologiques résultent de cataclysmes planétaires : l’histoire de la Terre a été rythmée par des successions de catastrophes, qui ont ouvert à chaque fois la voie à de nouvelles Créations. Avec       l’« âge glaciaire », la science du XIXe siècle tient donc enfin la cause concrète de la dernière catastrophe – celle qui a précédé la Création actuelle et l’avènement du couronnement de l’œuvre de Dieu : l’Homme.
 
Archibald Quartier
Faire connaître la faune neuchâteloise, proche mais pourtant méconnue, a toujours été le désir d'Archibald Quartier. Cet homme très populaire, membre du parlement de la Ville et du canton de Neuchâtel, est aussi l'auteur d'innombrables billets dans la presse régionale et de plusieurs ouvrages sur la nature neuchâteloise. Il cumulera, de 1960 à 1980, les fonctions d'Inspecteur cantonal de la pêche et de la chasse et de conservateur du Muséum. Il aura la joie en 1978 de voir les autorités prendre la décision de sortir le Muséum de l'asphyxie, en le déplaçant du Collège Latin pour l'installer dans le vaste bâtiment de l'ancienne Ecole de commerce, aux Terreaux-Nord.

 

Projet créatif au Mont-Blanc

CREA

Le Muséum est associé au  premier marathon collaboratif pour valoriser le patrimoine naturel et scientifique du massif du Mont-Blanc. Médiateurs, communicants, artistes, développeurs ou amoureux de la montagne, rejoignez la communauté pour un mix hors du commun entre France, Suisse et Italie ! Inscription et information

 

Collections bestiales

 Miniature léger

Découvrez le troisième épisode des Collections bestiales

Nuit et journée des musées

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