araignee31 mai au 30 août 1989

Le charme discret de l'araignée

Modeste dans sa forme, cette exposition a connu un grand retentissement et une affluence particulièrement élevée. Elle se composait de panneaux explicatifs, de photos et d'un audio-visuel réalisé par F. Ysnel et A. Canard, de l'Université de Rennes, et C. Rollard, du Muséum de Paris. Le groupe arachnologique de l'Université de Neuchâtel dirigé par Pierre-Alain Furst a organisé une quinzaine de terrariums où les principales espèces d'araignées régionales pouvaient être observées de près.

Dans l'exposition, les araignées domestiques se sont parfaitement acclimatées: Tégénères ou Pholcus étaient d'agréables bêtes de compagnie. Plus difficiles à garder furent les Epeires et les Salticides, moins enclines à s'adapter aux conditions artificielles.

On évalue la faune de Suisse à 950 espèces, alors que le monde en compte environ 35 000. Les araignées occupent tous les milieux: forêts, marais, prairies, caves, galetas, grottes, et leur biomasse est importante. On estime qu'en France le poids des araignées équivaut à celui des hommes. L'exposition visait à réconcilier l'homme et l'araignée qui mérite pleinement notre admiration, ne serait-ce que pour l'usage merveilleux qu'elle fait de la soie.


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