Communiqué de presse

 

« Si l’on ne regardait qu’à la figure, on pourrait également regarder cet animal (l’orang-outan) comme le premier des singes ou le dernier des hommes, parce qu’à l’exception de l’âme, il ne lui manque rien de tout ce que nous avons… »
Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707 – 1788)

 

Le propre du singe
Initialement conçue par le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble, l’exposition « Le propre du singe » a été entièrement revisitée par l’équipe de Neuchâtel afin de proposer un parcours initiatique dans le monde des primates, à la recherche de notre identité.

La diversité des Primates
Les primates constituent un ordre au sein des mammifères, regroupant les singes, les lémuriens, les loris et les tarsiers.

Le terme de « primate » vient du mot latin primus qui signifie « qui est au premier rang ». C’est Carl von Linné qui, en 1758, donne ce nom de « prééminent », sous-entendant que ce groupe se situe au plus haut rang de la classification. Tous les primates possèdent au moins deux caractéristiques en commun : une excellente vision et des mains agiles.

Selon la dernière liste de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN 2007), il existe 297 espèces de Primates, dont 160 sont menacées à des degrés divers.

Menace sur les singes
De nombreux périls pèsent sur la survie des singes et de leurs cousins lémuriens : exploitation forestière et minière, incendies, coupes rases, plantations pour l’industrie agro-alimentaire, production de « bio-carburants », etc. Ces atteintes à la forêt tropicale réduisent comme peau de chagrin le territoire de nombreuses espèces de primates et font chuter leurs populations. S’y ajoutent le braconnage pour la « viande de brousse » et le trafic d’animaux, les épidémies meurtrières et les conflits armés.

Les grands singes
On classe dans le groupe des anthropoïdes tous les grands singes sans queue : gibbons, orangs-outans, chimpanzés et gorilles. Ils comptent parmi les espèces de primates les plus menacées. Ce sont nos plus proches parents. Bonobos et chimpanzés ont plus de 98% de leurs gènes semblables aux nôtres.

Conscience et empathie
Depuis une trentaine d’années, les études menées sur le terrain ont bouleversé notre perception des grands singes, nous faisant découvrir de véritables sociétés au lieu des brutes que nous imaginions il n’y a pas si longtemps encore.

Des expériences classiques en éthologie nous apprennent que l’orang-outan, le chimpanzé et le bonobo ont une forte conscience du « moi ». A l’instar de l’homme, de l’éléphant et du dauphin, ils savent reconnaître leur image dans un miroir et s’en servir pour différents usages tels que les jeux et le toilettage. Les grands singes ont également un réel sentiment d’empathie vis-à-vis de leurs congénères, à l’exemple de la mère chimpanzé qui veille plusieurs jours durant son bébé mort et qui est accompagnée dans sa douleur par les autres femelles du groupe.

Le propre de l’homme ?
Ainsi, il faut bien admettre que nous partageons avec nos cousins tout ce qu’on pensait être unique à l’être humain : marche sur deux jambes, utilisation d’outils, rire, partage de la nourriture, conscience de soi, relations sociales complexes et même culture. Qu’est-ce qui fait donc le « propre de l’homme » ? Aux visiteurs de trouver la réponse.

Contact presse :

Christophe Dufour : 032 717 79 61; christophe.dufour@unine.ch

Blaise Mulhauser : 032 717 79 65; blaise.mulhauser@unine.ch

Information : 032 717 79 62; info.museum@unine.ch 032 717 79 62

Site web : www.museum-neuchatel.ch


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