Fil rouge de l’exposition
Entre ignorance et savoirs, croyance et certitudes, raison et superstitions, une exposition sur la science et nos relations avec elle.
Où l'on découvre
Plongé dans le noir, le visiteur découvre, puis joue avec un environnement nouveau. Un filament de lumière réagit à sa présence, à ses mouvements, du son se crée, des formes surgissent. L’installation interactive de Blue Yeti (Royan) enveloppe le visiteur dans un monde virtuel étrange pour l’amener à prendre conscience de son Soi, de son Moi et du Monde qui l’entoure.
Où l'on observe
Le pendule oscille paisiblement, son mouvement intrigue. Pour le comprendre, la science et ses outils sont indispensables : le pendule de Foucault démontre que la Terre tourne. La science naît ainsi de la curiosité de l’être humain face à son environnement. Installé par le Musée international de l’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, le pendule révèle des rapports de cause à effet insoupçonnés, qui le lient au Monde, à l’Univers, à un grand Tout.
Où l'on mesure
Percer les mystères du Monde grâce à la science. Oui, mais il faut d’abord en maîtriser les principes et les outils. Les Commandements de la science s’imposent: observation, hypothèses, expérimentation, parcimonie, simplicité et thèses réfutables en sont quelques mots-clés. Le cadre de la démarche scientifique étant posé, le visiteur est amené à comprendre la nécessité de l’universalité des unités de mesure – elle permet la comparaison des résultats, donc le débat. Il peut aborder de façon ludique différentes questions : « Comment quantifier la lumière ? », « Qu’est-ce que l’énergie ? », « Lire l’heure a-t-il un sens ? »… La mesure du Monde devient possible.
Où l'on vérifie
Dans une ambiance de salle de classe, des installations ingénieuses invitent à expérimenter, jouer et tenter l’interprétation. L’interactivité, à nouveau, permet d’aborder de façon simple une palette de phénomènes intrigants – la pesanteur, les champs magnétiques, la polarisation de la lumière... – et de découvrir par le jeu différents domaines de la science – mathématiques, physique, biologie. Le visiteur tourne des manivelles, lance des dés, joue de la guitare, actionne des pendules, chronomètre, observe… et se retrouve dans la peau d’un scientifique.
Où l'on soupçonne
Face au trop plein de données et à la rigueur, voire l’opacité de la science, la culture populaire se manifeste. Accoudé au Café du commerce, le visiteur découvre une émission de télévision fictive « Postures et impostures », série de sketchs originaux réalisés par REC Production avec le comédien Philippe Vuilleumier. Elle illustre plusieurs controverses scientifiques que la lecture de journaux permet d’approfondir. Sans conscience ou truffée d’erreurs, à la solde d’intérêts économiques ou politiques, la science se décrédibilise et éveille les soupçons. On s’indigne, on débat.
Où l'on désobéit
Refuge dans le cocon de la sphère privée, le quotidien des pratiques alimentaires ou thérapeutiques, le règne des superstitions. Il y est permis d’ignorer les diktats de la science et de laisser libre cours aux croyances. De cueillir les Fleurs de Bach, de vénérer tout à la fois homéopathie, alicaments, magnétisme et porte-bonheurs… Sous le regard d’un chat noir et dans une ambiance d’intimité, le visiteur navigue entre science et croyances. Et peut se comparer aux autres en participant à un test.
Où l’on distingue
Pour finir, le doute comme mode de résistance. Des palissades contre le flot des superstitions et contre la toute-puissance de la science. Témoignages, expériences et explications se répondent. Ici, les illusionnistes traquent les falsificateurs, les explications scientifiques banalisent les étonnements du quotidien, et des croyances se dévoilent sous des théories scientifiques. L’homme se trouve face aux limites de ses connaissances.
Epilogue
Comment faire la lumière parmi des croyances qui obscurcissent le monde et des savoirs qui filtrent le réel ?



